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Que de traitres !
 

« Le baiser de Judas. » L’expression est restée pour désigner l’acte de trahir mais la Passion est révélatrice de toutes sortes de trahisons. Il est important de les relever, non pour condamner les traitres - ils sont là pour nous représenter - mais pour considérer l’attitude de Jésus.

La foule qui acclamait Jésus lors de son entrée à  Jérusalem est celle qui criera « crucifie-le ». Le propre des foules est de brûler un jour ce qu’elle a adoré la veille.

Les disciples ont juré fidélité à Jésus mais à l’heure de l’épreuve, ils désertent. St Pierre aurait bien répondu à la violence par la violence, mais ce n’est pas l’arme que le Christ lui a donnée.

St Pierre, le premier des disciples, dès lors qu’il est contrarié dans son tempérament fera dans son triple reniement, sa trahison.

Judas, bien sûr, est le traitre par excellence. Il se fait payer et préfère ainsi un peu d’argent à l’amitié du Christ et Il Le trahit par le geste même de l’affection.

Les prêtres trahissent le culte de la vérité en organisant un procès truqué et en refusant même d’entendre les remords de Judas.

Pilate trahit sa mission d’autorité publique au service de la paix et de la justice en condamnant Celui qu’il sait Innocent.

Les badauds et même les bandits trahissent l’humanité la plus élémentaire en refusant de compatir à la souffrance du Crucifié.

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Face à cette litanie de trahisons, qui sont celles dont notre monde se repait et qui, à des degrés divers, sont les nôtres, Jésus est comme une éponge qui les absorbe pour mieux nous en délivrer. Il se laisse trahir pour mieux nous révéler le cœur changeant de l’homme, la volonté fragile ou l’intelligence obscurcie.

Jésus, à cette heure, est toute fidélité, à son Père et à nous. Avec la foule, il reste constant ; avec ses disciples, il continue de les instruire par ses actes. Il prévient St Pierre de sa faiblesse pour qu’elle ne l’écrase pas. Même à l’heure de la trahison, Il continue d’appeler Judas son ami. Il invite les grands prêtres à aller jusqu’au bout de leurs déductions et Il renvoie Pilate à ses propres paroles. Il prie son Père depuis la Croix au milieu de ceux qu’Il est en train de racheter.

Jésus est fidèle à son Père en faisant sa volonté et à l’humanité, en la délivrant du mal. Il est la fidélité de Dieu pour l’homme et la fidélité de l’homme pour Dieu. Elle ne nous fera jamais défaut.

 
Mise en ligne le Lundi 10 Avril, 2017