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Apprendre la Miséricorde
 

« Tout sera pardonné aux enfants des hommes, leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés. » Quelle culture de la Miséricorde avons-nous ? Quelle place faisons-nous au pardon dans notre vie ?


Le pardon que Jésus promet n’est pas une abrogation de la Loi. Si Jésus pardonne, c’est qu’il y a eu « péchés et blasphèmes, » c’est-à-dire violation de la Loi de Dieu. Le premier pas du pardon est d’appeler le péché par son nom car « la vérité vous rendra libre. »
La vie de Jésus, et spécialement sa Passion, montre au monde sa faute. Lui qui est le Fils du Père se fait traiter de « possédé de Belzébul ». Lui qui est la Raison éternelle s’entend dire « Il a perdu la tête ». Lui qui est l’amour le plus pur est dit « possédé par un esprit impur ».
Le péché originel a détruit l’harmonie initiale qui existait entre Dieu et les hommes, entre les hommes et avec la création. L’homme pécheur a peur de Dieu, il accuse la femme de la faute qu’ils ont commise (ce n’est pas moi, c’est elle !) et la femme accuse le serpent. Sous les formes imagées de la Genèse, les distorsions du péché sont rendues visibles.
Pour qu’une démarche de pardon soit authentique et profitable, le péché doit être nommé comme tel. C’est le sens du vieil adage, « faute avouée à moitié pardonnée ».
Le chemin du pardon peut se poursuivre. C’est simple ! Jésus pardonne tout. C’est le sens de la Croix. Si elle manifeste la faute (voilà ce que les coupables font à l’Innocent), elle est la Révélation du Pardon que Jésus offre. Inconditionnel, irrévocable, total, irrésistible. Rien n’échappe à la puissance de son pardon. Il n’est rien que Dieu ne puisse pardonner. « Dieu n’a pas épargné son propre Fils, mais il l’a livré pour nous tous : comment pourrait-il, avec lui, ne pas nous donner tout ? » Nous avons à apprendre à croire à ce pardon, à croire à l’infini de ce pardon, comme la lumière qui dissipe les ténèbres.

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Pourtant, le péché, « le blasphème contre l’Esprit » est un péché sans pardon, un péché pour toujours. Il ne s’agit pas d’un péché plus grave que tous les autres, car en crucifiant le Christ, l’homme a atteint le sommet du mal. Pécher contre l’Esprit, c’est poser une limite à la puissance que Dieu a de pardonner. C’est refuser le pardon que Dieu offre. Si le péché est revendiqué par son auteur comme péché sans la moindre ombre d’un commencement de repentir, aucun pardon ne pourra le purifier, il s’exclut lui-même de la puissance du Pardon. Mais ne nous hâtons pas trop vite d’identifier ce péché. Personne ici-bas n’est juge du péché contre l’Esprit, seul Dieu l’est.  Par contre, dans nos relations les uns avec les autres, apprenons à développer une culture de la miséricorde. En demandant et en recevant d’abord celle que le Seigneur nous adresse, nous serons plus indulgents et plus disposés à l’accorder.
Pour accorder ensuite cette miséricorde, il conviendra que la faute qui a blessé soit nommée et reconnue comme telle par l’offenseur et l’offensé. C’est souvent là, le plus difficile. C’est un chemin de vérité et d’humilité pour tous. La prière de l’offensé pour l’offenseur sera précieuse car le pardon peut être offert mais si l’offenseur ne reconnaît pas sa responsabilité, il demeure prisonnier dans sa faute tandis que le pardon libère toujours l’offensé de sa blessure.
Que cette Eucharistie où le Christ pardonne nous apprenne à recevoir et à vivre de la miséricorde du Seigneur maintenant et pour les siècles des siècles.

 
Mise en ligne le Mercredi 20 Juin, 2018