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Connaître le Christ
 

« Tous les avantages que j’avais autrefois, je les considère comme une perte à cause de ce bien qui dépasse tout : la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur. » L’orgueil de St Paul a été vaincu par le Christ. La gloire de sa naissance, de sa rigueur, de son zèle s’est évaporée devant le Christ.
La connaissance du Christ est-elle ce que nous préférons ?

 

L’orgueil de St Paul. Pour le Juif Saul, l’appartenance au Peuple Elu est le premier motif de fierté.  Il a une vive conscience de ce privilège et de ses conséquences : l’adoption, la gloire, les alliances, la législation, le culte, les promesses de Dieu… les patriarches, et le Christ lui-même né de ce peuple. Il sait aussi mieux qu’un autre les chemins de perfection que la Loi de Moïse indique et il les pratique avec un zèle peu commun. Tous ces motifs d’orgueil rejoignent et dépassent ceux que nous pourrions avoir pour nous-mêmes : l’appartenance à une famille ou à telle classe sociale, le fait d’être citoyen du plus beau pays du monde et de sa très riche histoire, la fierté que l’on peut mettre dans ses propres capacités, sa culture, sa fortune, sa force, sa beauté etc. St Paul a été orgueilleux de motifs religieux qu’il prétendait opposer à Dieu. Non seulement il pouvait toiser de haut ses contemporains mais il espérait bien impressionner Dieu lui-même. Voilà jusqu’où l’orgueil peut aller et Saul de Tarse ne fut ni le premier, ni le dernier, ni le seul. Converti, St Paul peut confesser cet orgueil car il a trouvé infiniment plus, le Christ vivant.

La connaissance du Christ. La connaissance du Christ, c’est d’abord la connaissance de la personne de M. Jésus de Nazareth. Il s’agit d’une mise en relation, comme lorsque nous nous présentons et que nous entrons en relation les uns avec les autres.

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Dieu est un être de relations. L’homme créé à l’image de Dieu est voué à être en relation pour être pleinement lui-même. Jésus est Celui qui nous met en relation avec son Père par l’Esprit mais aussi les uns avec les autres.
La tâche de notre humanité est de nous rendre disponible à la vie relationnelle. Le geste de paix que nous échangeons à la messe est une invitation à vivre selon notre nature relationnelle à la mesure que le Christ a atteinte. Cela suppose de nous-mêmes d’être accessibles et intéressés à être en relation, à exercer cette nature relationnelle.
Si l’on est un ours, si l’on est dans l’autosuffisance ou si l’on est rendu incapable d’entrer en relation pour cause d’abrutissement (addiction aux jeux vidéo, à la drogue, aux soucis de la vie…) cette entrée en relation ne pourra se faire et cette connaissance sera manquée ou restera superficielle.
Par contre, si nous sommes ouverts à entrer en relation, exercés à la confiance, nous pourrons vivre une rencontre. Comme nous sommes touchés de certaines rencontres, parfois au point de tomber amoureux et d’engager toute notre vie, combien plus la rencontre avec Jésus ouvrira-t-elle à une relation enrichissante, déterminante et décisive.

Sublime connaissance du Christ. « Elle dépasse tout. » Les superlatifs ne manquent pas pour qualifier cette connaissance mais comment la saisir ?
« Jamais personne n’a parlé comme cet homme ! »  Jésus nous adresse une parole neuve. Jusque là, c’était « rien de nouveau sous le soleil », mais même si l’Evangile est consigné depuis 2000 ans, il reste la seule parole neuve car elle vient d’au-delà du ciel. La Bonne Nouvelle est toujours nouvelle et toujours bonne. Jésus « par qui tout a été fait » nous ouvre à l’Eternel Présent de Dieu.
« Tout ce que j’ai entendu de mon Père, je vous l’ai fait connaître.» Cette connaissance nous est partagée en paroles (que nous sommes appelés à méditer dans toutes les Ecritures, comme on laisse infuser un sachet de thé dans l’eau chaude…) et en actes par Jésus car « qui m’a vu, dit-il à Philippe a vu le Père »  (et nous devons nous exercer à cette contemplation.)
C’est enfin une générosité sans borne que Jésus nous manifeste. Il ne retient rien de ce qu’Il est. Sa présence jusqu’au don total de Lui-même transforme notre eau en vin, démultiplie nos dons, purifie les lépreux, rend la vue aux aveugles, pardonne aux pécheurs et ressuscite les morts. Il est venu communier à notre souffrance pour nous partager « la puissance de sa résurrection. » Il n’est pas de connaissance qui nous soit plus aimable et plus nécessaire.

Que cette Eucharistie nous apprenne à ne rien préférer à la connaissance du Christ, à ne pas craindre de toujours mieux Le connaître et de Le faire connaître. Comme St Paul, mettons notre orgueil dans le Seigneur seulement. Il est Celui qui est « le chemin, la vérité et la vie, » maintenant et dans les siècles des siècles.

 
Mise en ligne le 8 avril