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Divine humilité
 

Lors de ce repas où le Christ a été invité et reçu, il regardait les gens choisissant les premières places. Notons qu’il ne nous est rien dit sur la place qu’a prise Jésus : lui a-t-on offert ce jour-là la place d’honneur ? S’il en est un qui a droit à la première place, n’est-pas Lui ? Ne convient-il pas aussi de lui donner la première place dans chacune de nos vies ? C’est cette première place que la liturgie Lui donne par la situation focale que l’Autel a dans nos églises. « Dieu, premier servi ! » a-t-on l’habitude de dire. En tout cas, pour parler d’humilité, Jésus saisit l’occasion de ce repas, il prend l’exemple d’une noce et il termine en parlant encore de festins ; voilà une manière de dire que l’humilité est un enjeu de relation et de joie.

 

Le Christ s’Il est le Premier, est aussi le Dernier. Il est le maître de l’humilité car « Lui qui était dans la condition divine n’a pas retenu le rang qui l’égalait à Dieu mais il s’est anéanti et a pris la condition de serviteur, en se faisant obéissant jusqu’à la mort sur la Croix. » En humiliant la divinité, il divinise l’humilité. Humilité définitivement inégalable mais qui est la source de celle que nous pouvons désirer.

L’humilité tire son nom du sol et de la terre, « humus » en latin. C’est de ce même mot que vient aussi « homme. » Cette racine commune semble nous dire qu’un homme véritable ne peut être qu’un homme humble.
La vertu d’humilité semble insaisissable par elle-même mais se reconnaît à ses fruits. Comme la terre nourrit et s’oublie sous les plantes et les arbres qu’elle porte, l’homme humble s’oublie derrière les œuvres qu’il accomplit.
Sans parler de la fausse humilité qui est un véritable orgueil, la tradition spirituelle distingue deux humilités, l’humilité imparfaite et l’humilité parfaite. L’humilité imparfaite, est celle qui naît dans le cœur de l’homme quand il regarde sa vie en face. Quand l’homme prend conscience de sa misère et de ses fautes, il se réalise blessé de sa médiocrité.
L’humilité parfaite est celle qui naît de la connaissance de soi devant Dieu, de la considération du «  surabondant amour divin et la perfection de Dieu. » Cette humilité parfaite ne cessera jamais, pas même dans la vie éternelle. Humble sera le Paradis !

L’humilité chrétienne nous interpelle comme St Paul : « Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? » Elle n’est pas le dénigrement de soi-même mais elle fait l’inventaire des dons que Dieu fait à chaque homme.
Par contre, elle fait renoncer à la prétention d’accomplir quoi que ce soit par nos propres et seules forces et permet de nous ouvrir à la force de Dieu, offerte aux seuls humbles. L’humilité met à mort le courage fondé sur la confiance en soi et le ressuscite comme courage fondé sur la confiance en Dieu. « Rien n’est ardu aux humbles, rien n’est dur aux doux »  disait st Léon le Gd.
L’humble accomplira alors la tâche, grande ou petite, qui lui incombe sans craindre de se déconsidérer ou de se déshonorer parce qu’il cherchera la volonté de Dieu et pas la sienne, parce qu’il mettra en œuvre les dons que le Seigneur lui aura fait, parce qu’il s’oubliera lui-même. Rien de beau ne s’accomplit sans humilité. C’est ainsi que La Vierge Marie fut la plus humble des femmes et par son humilité, elle a accompli la plus haute des missions. Puisse-t-elle nous inspirer !

Que cette Eucharistie nous fasse contempler l’humilité divine qui ne cesse de descendre jusqu’à nous et nous aide à lui offrir ce que nous sommes pour que s’accomplissent par nous ses merveilles maintenant et dans les siècles des siècles.
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Mise en ligne le 9 septembre