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Universalité du christianisme
et Esprit de Dieu
 

Hier soir, le Toulouse Football Club est parvenu à se maintenir en Ligue 1 ! Or, cette réussite sportive a donné lieu à bien des comparaisons religieuses. Nous avons appris à l’occasion de la préparation de ce match que l’entraîneur du TFC, Pascal Dupraz, avait la Foi, que le maintien de Toulouse tiendrait du miracle, que cette opération ne serait tout de même pas l’opération du Saint Esprit. C’est dire si ce dernier est utilisé en bien des circonstances ! Or, que célébrons-nous en ce dimanche de la Pentecôte ?

 

La célébration de la Pentecôte est à la fois la fête de l’Esprit Saint reçu par les Apôtres et un appel à l’universalité du message du Christ. De ce point de vue, la page des Actes des Apôtres nous décrit la diversité de cet Orient romain où les disciples du Christ vont essaimer. En cela, ils répondent à l’appel du Christ lui-même, tel qu’il est exprimé à la fin de l’évangile de Matthieu : « Allez donc ! De toutes les nations faites des disciples en les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai prescrit ». Mais cet universalisme est servi par l’Esprit Saint qui permet à « tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu » d’être « Fils de Dieu » selon la proclamation de Paul dans sa lettre aux Romains. J’ai eu récemment l’occasion de méditer, dans des circonstances très diverses, sur l’universalité du christianisme et sur l’action de l’Esprit. Permettez-moi de m’en ouvrir à vous.

Le 1er mai ont eu lieu deux ordinations diaconales en l’église Saint Jacques de Muret. Un des deux diacres est originaire du Congo. Au moment de la proclamation de l’Evangile que l’on m’avait confiée, un beau et joyeux chant africain s’est élevé dans l’église, illustrant la diversité chrétienne. Dimanche dernier, à Cracovie, je me rends à la messe dominicale. Au moment de la prière du Notre Père, je le récite en français pendant que mes voisins de banc le font en espagnol (le couple me semblait être d’Amérique centrale ou du Mexique) et l’assemblée en polonais. Chacun était uni dans cette prière à Dieu dans sa propre langue.

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L’Esprit favorisait un sens communautaire. Mais, lors de ce séjour polonais, j’eus l’occasion de visiter le site du camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau. Quelle émotion ! Pendant la déambulation dans l’immense espace de cette usine de mort de Birkenau, je me suis demandé : « Mais, Seigneur, où es-tu ? As-tu trouvé ta place dans ce terrible lieu de souffrance où l’homme a organisé pour l’homme une mort industrielle ? L’Esprit de Dieu a-t-il trouvé un espace pour souffler ? » Et puis, j’ai vu la cellule du Père Maximilien Kolbe, canonisé en 1982, qui a accepté de mourir à la place d’un père de famille, codétenu avec lui. Je me suis souvenu du témoignage de Geneviève Antonioz-de Gaulle qui, détenue à Ravensbrück, a été soignée par une jeune Polonaise, déportée elle aussi. J’ai pensé à ces anonymes qui acceptèrent de partager un morceau de pain ou un bol de soupe avec un détenu plus faible, de soutenir un camarade de baraquement pendant les interminables appels par tous les temps. Ainsi, même dans cet enfer sur terre où l’homme a imaginé pour l’homme un système de destruction industriel, l’Esprit pouvait agir par des gestes simples mais déterminants.

En ce jour de la célébration de la Pentecôte, acceptons, nous aussi, de nous laisser guider par l’Esprit de Dieu dans notre vie quotidienne, dans nos gestes envers nos prochains, dans nos engagements ecclésiaux ou autres car, comme, il nous est dit dans l’évangile de Jean, « l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit ». De cette manière, l’Eglise pourra apparaître « comme le peuple unifié qui participe à l’unité du Père, du Fils et de l’Esprit Saint » selon les mots des Pères conciliaires lors du concile Vatican II. Ainsi, nous tenterons d’atteindre ce que Saint Paul écrivait à la communauté des Galates (3, 28) : « Il n’y a plus ni Juif ni Grec, ni esclave ni libre, ni homme ni femme, car vous êtes tous un en Jésus-Christ. »  

 

 

 
Mise en ligne le Mardi 8 Décembre, 2015